En France, plus d’1 million de personnes prennent des AVK : les IDEL sont en première ligne pour délivrer de précieux conseils.
Et évidemment, vous-avez bien en tête les aliments dont il vaut mieux limiter la consommation quand on est sous anticoagulant ? Non ? Gloups !
Pas de panique : on a une formation spéciale IDEL aux petits oignons juste pour vous alors…

On vous dresse le menu 🍽:

avk anticoagulant

Alimentation et anticoagulant : une relation intime👩‍❤️‍👨

Les anticoagulants peuvent interagir avec certains autres types de médicaments, mais aussi avec l’alimentation. Cela peut entraîner :

  • une diminution de l’action anticoagulante⤵️. Certains produits entravent l’action ou l’absorption dans l’organisme, ou augmentent son élimination ;
  • une augmentation de l’action anticoagulante⤴️. Le produit empêche son élimination ou sa dégradation par le corps humain ;
  • une augmentation des effets indésirables de l’anticoagulant😬.

Bref, ce n’est pas la joie !
Il est impossible de prévoir l’intégralité des interactions possibles des anticoagulants avec tous les médicaments, produits alimentaires et les boissons existants. Mais lorsque certaines sont connues, elles sont indiquées sur les notices des médicaments concernés.
Problème : Mme Jaiperdulanotice ou M. Jelikedesbédé, sous AVK, ne lisent quasiment jamais les notices. C’est là que SuperIDEL intervient 🦸🏻‍♀️!

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Les principaux conseils alimentaires à délivrer aux patients sous anticoagulants

Les conseils d’alimentation à délivrer aux patients ne sont pas les même selon le type d’anticoagulant prescrit (consultez notre article qui liste les avk et anticoagulants).

  • Patients sous anticoagulants injectables

Les anticoagulants injectables (type héparine, calciparine) ne nécessitent pas de restriction alimentaire spécifique. Bien qu’il soit raisonnable de limiter voire suspendre sa consommation de caféine, d’alcool, de nicotine ou des drogues illicites, car ces substances interagissent avec de très nombreux médicaments.

  • Patients sous AVK

Ce sont les personnes sous anticoagulants oraux antivitamineK (AVK ; fluindione, acénocoumarol, etc.) qui doivent le plus surveiller ou modifier leurs habitudes alimentaires. #Snif

Il faut limiter la consommation :

  • des aliments riches en vitamine K🥦🥬 (abats, choux, brocolis, persil, épinards, laitue, cresson, huile de soja, huile de colza). Des caillots sanguins dans les vaisseaux veineux (thrombose) ou sanguins pourraient se former. Car ces aliments diminuent l’efficacité de l’anticoagulant ;
  • des compléments alimentaires à base de millepertuis (plante). Ils diminuent aussi l’efficacité de l’AVK ;
  • des aliments et compléments alimentaires riches en acide oméga 3. Ces aliments tendent à fluidifier le sang. Consommés en grande quantité, ils risqueraient d’augmenter l’effet des AVK, et de provoquer des hémorragies ;
  • certaines épices et plantes : curcuma, gingembre, ginkgo, ginseng. Leur consommation peut augmenter le risque d’hémorragie ;
  • les jus de canneberges, de pamplemousse et de grenade. Maximum 250 à 500mL, si la personne a déjà l’habitude d’en boire.

Attention, limiter ne veut pas dire supprimer ! Rien n’est véritablement proscrit. Consommer un de ces produits une fois de temps en temps (une fois par semaine) en petite quantité (une portion) n’est pas problématique. Cette nuance est importante : les patients peuvent être déjà contrariés par la prise de médicaments pour toute la vie. Autant ne pas leur rajouter de contraintes inutiles !
L’alcool est aussi à consommer avec encore plus de modération quand on est sous AVK, car il a un effet sur la coagulation.

  • Patients sous NACO : une différence pour les conseils alimentaires ?

Il n’y a pas non plus de restriction particulière pour les patients qui prennent des nouveaux anticoagulants oraux. Seul l’alcool doit être consommé avec modération. On a cependant encore peu de recul sur ces nouveaux traitements.
Les NACO doivent généralement être pris pendant les repas pour favoriser leur absorption.

Pourquoi l’infirmier est aux premières loges pour divulguer ces précieux conseils ?

L‘éducation thérapeutique du patient (ETP) fait partie du rôle de tous les infirmiers, qu’ils aient suivi ou non une formation infirmier dédiée. Il faut certes suivre une formation de 40 heures pour parler de “vraie” ETP. Mais dès que certains conseils de prévention primaire ou secondaire sont délivrés, on rentre dans une démarche éducative.

Les IDEL sont bien placés pour aborder le sujet de l’alimentation sous AVK car :

  • ils interviennent souvent à l’heure des repas ;
  • ils constatent parfois certaines habitudes alimentaires des patients ;
  • les patients ou leur entourage leur posent souvent des questions ;
  • ils peuvent identifier des symptômes d’un déséquilibre de la coagulation, pouvant être en lien avec des modifications alimentaires ;
  • ils peuvent en profiter pour embarquer les jus de fruits et légumes🥦 non recommandés… Oups !

Comment s’assurer que ces conseils sont appliqués ?

En installant une webcam reliée à une appli sur votre smartphone ? En contrôlant le frigo de vos patients ? Heu, l’IDEL qui suggère ça n’a pas du bien suivre les cours d’éthique à l’IFSI !
Des alternatives plus cleans ? On a ça en stock :

  • demander au patient de formuler les aliments dont il doit limiter la consommation ;
  • demander si tels ou tels aliments ont été consommés ces derniers jours ;
  • laisser dans la cuisine des fiches mémo.

Vous souhaitez bénéficier de l’expérience d’une IDEL habituée à délivrer ces conseils aux patients sous anticoagulants ? Faites l’expérience de notre formation dédiée !

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Sources principales💧💧 : Vidal, AMELI, HAS

 

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